samedi 13 décembre 2008
vendredi 12 décembre 2008
Pas si sauvages!!
Chama
Je viens d'arriver à Chama, aux confins du Nouveau Mexique, près du Colorado. C'est un village en haute montagne, il fait près de -10°. Je suis parti dès ce matin de Santa Fe, c'est une ville à touristes, vieux et friqués. C'était horrible. J'ai roulé une bonne partie de la journée, en attendant de trouver un endroit agréable. Chama semble bien. Un village de ranchers et de chasseurs. Il n'y a pas de fast-food ici, je vais diner dans le restaurant-saloon de l'avenue principale; en passant j'ai vu une quinzaine de gros pick-up garés devant, des guirlandes éclairées accrochées aux fenêtres, ça va être formidable!
Comme j'ai passé beaucoup de temps sur la route, je n'ai rencontré quasiment personne depuis trois jours, hormis des vendeurs de stations-services, des serveuses ou des réceptionnistes. Je vais rester ici demain, pour tenter d'approcher ces habitants de nulle part, ils ont l'air un peu sauvages, ça va être plus compliqué que dans le sud.
jeudi 11 décembre 2008
mercredi 10 décembre 2008
Going up north
Je suis à Alamogordo, au sud-ouest du Nouveau-Mexique, je me réveille au Satellite Inn. Le ciel est à nouveau d'un bleu intense, mais il fait très froid.
Arrivé à El Paso lundi soir avec Bernadetta, nous avons donc traversé la frontière du Mexique. C'est Antonio, un employé de l'hôtel, qui nous a escorté. Nico, l'amie de Bernadetta, et Niall, un autre voyageur, sont venus aussi. Nous formions un groupe pour le moins disparate.
Antonio est un type du Kansas, il travaille et vit au Gardener Hotel d'El Paso depuis 15 ans. De père mexicain, il ne pouvait demeurer trop loin de son pays d'origine. Il sort avec une gogo danseuse d'un bar de Ciudad Juarez, la ville côté Mexique. Il nous a montré une photo, elle doit avoir 20 ans de moins que lui. Nous ne serions pas passé de l'autre côté de la frontière sans Antonio, tous les américains que j'ai rencontré déconseillent vivement l'expérience. Il faut payer 30 cents quand on traverse la frontière à pied. Pas de contrôle des papiers pour entrer au Mexique. On traverse ensuite une longue passerelle grillagée qui passe au dessus du Rio Grande, ici un filet d'eau au fond d'un canal bétonné. Et on plonge ensuite dans un autre monde, après seulement quelques mètres. L'architecture est différente, la route est défoncée, les voitures d'un autre âge, il y a moins de lumière.
Nous sommes restés sur l'avenue principale située après le poste frontière, même pour Antonio c'est trop dangereux de s'en écarter. On a bu quelques coups, j'ai acheté des cigarettes, et on est rentrés. Au retour, le contrôle des papiers par les américains est très minutieux.
Hier matin j'ai quitté mes compagnons d'un soir. Bernadetta et Nico sont reparties pour leur tour du monde. Elles vivent à Londres, sont arrivées au Etats-Unis en octobre. Depuis Miami, elles gagneront l'Argentine, puis la Bolivie, le Chili, la Nouvelle Zélande, l'Australie, la Malaisie, et enfin Hong-Kong. Leur périple m'a laissé songeur.
Niall, un jeune mec du Connecticut, venait de quitter sa famille et son université pour monter une ferme écologique au fin fond du Mexique. Il ne comprenait pas notre intérêt pour les Etats-Unis; "America sucks!". Il ne croit pas du tout au changement annoncé par l'arrivée d'Obama.
Je dois dire que depuis trois jours je rencontre pas mal de gens qui sont pessimistes sur l'avenir du pays, et sceptiques au sujet du futur président. Daniel, un vieux routard rencontré à Tucson me disait qu'Obama ne pourrait pas s'en sortir, parce que l'establishment blanc lui mettrait des bâtons dans les roues. Shay la serveuse de Lordsburg se foutait de la vie politique. Niall ne comprenait pas vraiment quelle était la nature du changement mis en avant par Obama. Je lui ai dit qu'il sagissait d'une politique beaucoup plus sociale, d'une remise en cause du capitalisme sauvage et de l'individualisme, et d'une politique internationale basée sur la diplomatie, la fin sans doute de l'impérialisme américain. Il était ravi d'entendre tout cela, mais n'attendait qu'une chose, quitter l'Amérique!
Hier après-midi la découverte du White Sands Desert m'a sorti quelques heures de toutes ces considérations. C'est un océan de dunes blanches immaculées, sur une bande de 400 km carré, dans le bassin de Tularosa. Exceptionnel. Le vent, le froid, la lumière aveuglante, l'absence de repères au sein des dunes, tout cela était déroutant à plus d'un titre; au bout de deux heures de marche, impossible de retrouver le chemin vers la voiture. J'ai pourtant un bon sens de l'orientation, j'avais pris des repères avec des points à l'horizon. Mais l'horizon ici c'est tellement loin. J'ai tout de même fini par retrouver une des pistes au milieu des dunes pour retrouver celle au bout de laquelle je m'étais garé.
Dans quelques instants je reprend la route vers le Nord, en direction de Santa Fe.
Arrivé à El Paso lundi soir avec Bernadetta, nous avons donc traversé la frontière du Mexique. C'est Antonio, un employé de l'hôtel, qui nous a escorté. Nico, l'amie de Bernadetta, et Niall, un autre voyageur, sont venus aussi. Nous formions un groupe pour le moins disparate.
Antonio est un type du Kansas, il travaille et vit au Gardener Hotel d'El Paso depuis 15 ans. De père mexicain, il ne pouvait demeurer trop loin de son pays d'origine. Il sort avec une gogo danseuse d'un bar de Ciudad Juarez, la ville côté Mexique. Il nous a montré une photo, elle doit avoir 20 ans de moins que lui. Nous ne serions pas passé de l'autre côté de la frontière sans Antonio, tous les américains que j'ai rencontré déconseillent vivement l'expérience. Il faut payer 30 cents quand on traverse la frontière à pied. Pas de contrôle des papiers pour entrer au Mexique. On traverse ensuite une longue passerelle grillagée qui passe au dessus du Rio Grande, ici un filet d'eau au fond d'un canal bétonné. Et on plonge ensuite dans un autre monde, après seulement quelques mètres. L'architecture est différente, la route est défoncée, les voitures d'un autre âge, il y a moins de lumière.
Nous sommes restés sur l'avenue principale située après le poste frontière, même pour Antonio c'est trop dangereux de s'en écarter. On a bu quelques coups, j'ai acheté des cigarettes, et on est rentrés. Au retour, le contrôle des papiers par les américains est très minutieux.
Hier matin j'ai quitté mes compagnons d'un soir. Bernadetta et Nico sont reparties pour leur tour du monde. Elles vivent à Londres, sont arrivées au Etats-Unis en octobre. Depuis Miami, elles gagneront l'Argentine, puis la Bolivie, le Chili, la Nouvelle Zélande, l'Australie, la Malaisie, et enfin Hong-Kong. Leur périple m'a laissé songeur.
Niall, un jeune mec du Connecticut, venait de quitter sa famille et son université pour monter une ferme écologique au fin fond du Mexique. Il ne comprenait pas notre intérêt pour les Etats-Unis; "America sucks!". Il ne croit pas du tout au changement annoncé par l'arrivée d'Obama.
Je dois dire que depuis trois jours je rencontre pas mal de gens qui sont pessimistes sur l'avenir du pays, et sceptiques au sujet du futur président. Daniel, un vieux routard rencontré à Tucson me disait qu'Obama ne pourrait pas s'en sortir, parce que l'establishment blanc lui mettrait des bâtons dans les roues. Shay la serveuse de Lordsburg se foutait de la vie politique. Niall ne comprenait pas vraiment quelle était la nature du changement mis en avant par Obama. Je lui ai dit qu'il sagissait d'une politique beaucoup plus sociale, d'une remise en cause du capitalisme sauvage et de l'individualisme, et d'une politique internationale basée sur la diplomatie, la fin sans doute de l'impérialisme américain. Il était ravi d'entendre tout cela, mais n'attendait qu'une chose, quitter l'Amérique!
Hier après-midi la découverte du White Sands Desert m'a sorti quelques heures de toutes ces considérations. C'est un océan de dunes blanches immaculées, sur une bande de 400 km carré, dans le bassin de Tularosa. Exceptionnel. Le vent, le froid, la lumière aveuglante, l'absence de repères au sein des dunes, tout cela était déroutant à plus d'un titre; au bout de deux heures de marche, impossible de retrouver le chemin vers la voiture. J'ai pourtant un bon sens de l'orientation, j'avais pris des repères avec des points à l'horizon. Mais l'horizon ici c'est tellement loin. J'ai tout de même fini par retrouver une des pistes au milieu des dunes pour retrouver celle au bout de laquelle je m'étais garé.
Dans quelques instants je reprend la route vers le Nord, en direction de Santa Fe.
mardi 9 décembre 2008
A quelques pas du Mexique
Je viens d'arriver à El Paso, une ville frontière au nord-ouest du Texas. Le Mexique est à 2 km de l’hôtel. Hier soir dans le B&B de Tucson j'ai rencontré Bernadetta, une jeune femme polonaise. Elle devait partir en bus dans la même direction que moi et m’a demandé si on pouvait faire la route ensemble. Du coup je l’ai amené ici, où l’attendait une amie, un peu plus au sud de l’étape envisagée au départ. On va tenter le coup de passer la frontière ce soir pour boire un verre au Mexique !
On a déjeuné dans une toute petite ville du Nouveau Mexique, Lordsburg, perdue au milieu de plaines désertiques, le long de l’autoroute. Quelques rues balayées par un vent très fort, quelques cafés, quasiment personne. C’était étrange et très beau.
On a déjeuné dans une toute petite ville du Nouveau Mexique, Lordsburg, perdue au milieu de plaines désertiques, le long de l’autoroute. Quelques rues balayées par un vent très fort, quelques cafés, quasiment personne. C’était étrange et très beau.
lundi 8 décembre 2008
Itinéraire
Demain je reprend la route pour de longues distances et, je l'espère, pour d'autres rencontres. Voici l'itinéraire envisagé:
Agrandir le plan
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dimanche 7 décembre 2008
Des questions sur la photographie
Au bout de trois jours en Arizona, alors que je privilégie les rencontres, je m'interroge sur l'objet et la valeur de mon projet photographique. Pour l'instant c'est une collection de portraits, une galerie de visages du peuple américain, à un moment où cette expression, "peuple américain", a pris une nouvelle signification depuis l'élection d'Obama. C'est une chose.
Mais je m'aperçois déjà que je n'ai ni les outils, ni l'expérience, ni vraiment le temps — car je tiens à l'idée du voyage, de l'itinérance — d'élaborer de façon formelle ce projet. Je suis donc un peu dépassé par l'objet de ma démarche. En référence à "La chambre claire" de Roland Barthes, dans ma collection de portraits il y a une contingence intraitable qui l'emporte, un réel sur lequel je n'ai pas de prise.
Comment est-ce possible de dépasser le reportage pour faire une oeuvre photographique, comme celle de Richard Avedon, avec ses portraits réalisés au début des années 80, dans la série "In the American West"?
Mais je m'aperçois déjà que je n'ai ni les outils, ni l'expérience, ni vraiment le temps — car je tiens à l'idée du voyage, de l'itinérance — d'élaborer de façon formelle ce projet. Je suis donc un peu dépassé par l'objet de ma démarche. En référence à "La chambre claire" de Roland Barthes, dans ma collection de portraits il y a une contingence intraitable qui l'emporte, un réel sur lequel je n'ai pas de prise.
Comment est-ce possible de dépasser le reportage pour faire une oeuvre photographique, comme celle de Richard Avedon, avec ses portraits réalisés au début des années 80, dans la série "In the American West"?
Alicia - Mother superior, Tucson
Tucson
Je suis arrivé à Tucson en fin d'après-midi. La ville est à taille humaine cette fois. Je suis dans un Bed & Breakfast, assez cosmopolite. Je suis allé au supermarché d'à côté pour acheter des légumes frais et me faire une salade.
En quittant Phoenix, je suis passé voir Raul et ses colocataires. La maison en plein jour ressemblait à un taudis, j'avais pas vraiment fait attention hier soir. Raul me disait qu'il aimerait venir en France pour bosser. J'étais un peu triste de le laisser là; il avait l'air vraiment désœuvré. Il fait des études mais n'a aucun financement, pas d'institution ou de structure auxquelles il peut s'adresser. Il partage cette grande maison insalubre, il y a une piscine désaffectée dans le jardin. Ses colocataires fument de l'herbe toute la journée. Pour gagner un peu d'argent il cherche du boulot comme vendeur dans des magasins ou réceptionniste dans des hôtels — c'est comme ça que je l'avais rencontré.
Il est calme, joue de la guitare, écoute Beethoven, fait des études de psycho, rêve de jolies filles, mais son avenir aujourd'hui parait sombre.
Le projet de prendre des photos d'américains à l'aube de l'ère Obama est en train de prendre forme. Je suis étonné de pouvoir finalement aborder facilement des personnes que je ne connais pas. Ce voyage est à l'inverse de la traversée effectuée ici l'an dernier. Ce n'est plus une aventure intérieure.
En quittant Phoenix, je suis passé voir Raul et ses colocataires. La maison en plein jour ressemblait à un taudis, j'avais pas vraiment fait attention hier soir. Raul me disait qu'il aimerait venir en France pour bosser. J'étais un peu triste de le laisser là; il avait l'air vraiment désœuvré. Il fait des études mais n'a aucun financement, pas d'institution ou de structure auxquelles il peut s'adresser. Il partage cette grande maison insalubre, il y a une piscine désaffectée dans le jardin. Ses colocataires fument de l'herbe toute la journée. Pour gagner un peu d'argent il cherche du boulot comme vendeur dans des magasins ou réceptionniste dans des hôtels — c'est comme ça que je l'avais rencontré.
Il est calme, joue de la guitare, écoute Beethoven, fait des études de psycho, rêve de jolies filles, mais son avenir aujourd'hui parait sombre.
Le projet de prendre des photos d'américains à l'aube de l'ère Obama est en train de prendre forme. Je suis étonné de pouvoir finalement aborder facilement des personnes que je ne connais pas. Ce voyage est à l'inverse de la traversée effectuée ici l'an dernier. Ce n'est plus une aventure intérieure.
Jack - Retired, Florence
Je déjeunais à Florence, sur la route entre Phoenix et Tucson. La patronne du snack, allemande d'origine turque, mariée à un américain et vivant à Florence depuis 8 ans, m'a fait un super sandwich. Elle n'est pas une citoyenne américaine et elle n'a pas pu voter. Son mari, démocrate, a hésité à voter pour Obama; amateur d'armes à feu, il a peur qu'Obama restreigne le droit de porter des armes. Il a tout de même voté pour Obama pour faire plaisir à sa femme, qui ne pouvait envisager autre chose de sa part.
Jack est un client régulier du snack. Il est retraité de l'armée, a passé un an au Vietnam. Il est républicain, mais c'est la patronne qui m'a dit ça. Il lit énormément, et a tenu à me dire tout ce qu'il sait sur la France. Il m'a parlé de Lafayette, d'un tableau de Napoléon du peintre David exposé au Louvre, de la mort de Mitterrand "where both his wife and girlfriend were at the funeral crying", et de Carla Bruni.
samedi 6 décembre 2008
Raul. Beer-pong boy, Phoenix
C'est le mec qui m'a abordé hier au motel de Tempe. Je viens de passer la soirée dans la maison qu'il loue avec quatre autres types, on a joué au beer-pong, une version alcoolisée du ping-pong. Il y avait une vingtaine de personnes. Raul a 18 ans, il a voté pour la première fois en novembre, pour Obama. Il est étudiant en psycho. Ses parents sont de Mexico.
Roy - Mural Artist, Phoenix
vendredi 5 décembre 2008
Coy-boy, Phoenix
Il y a un festival à Tempe aujourd'hui. Je me suis arrêté pour déjeuner à une grande table sur un square. Il y avait ce couple en face de moi. Nous avons parlé un peu. Quand je leur ai expliqué que j'étais ici pour tenter un reportage sur l'Amérique d'Obama, l'homme a fait un signe à sa femme, ils ont quitté la table.
Selon NPR, la radio que j'écoute dans la voiture, les Etats-Unis ont perdu 533 000 emplois au mois de novembre, c'est la plus forte augmentation mensuelle du chômage depuis 34 ans.
Landing in Arizona
Je viens d'arriver à Phoenix. On est jeudi, il est 17H, et j'ai maintenant 8 heures de décalage avec la France. J'ai enlevé les quatre couches de vêtements que je portais depuis trois jours pour enfiler un T-shirt, il fait 23°.
Six heures d'avion c'est très agréable quand on a la gueule de bois! J'ai passé la soirée d'hier dans un bar de Manhattan, avec des amis français qui vivent à New York.
En quittant New York je me suis demandé pourquoi j'avais pris cette décision de partir vers des contrées désertiques. Il y a bien le projet de rencontrer cette fois des américains, faire des photos, témoigner de l'épisode historique que vit le pays, mais après le frénésie de New York je manque un peu d'énergie.
Mais en arrivant à Tempe, à l'est de Phoenix, près de l'université, j'ai trouvé un "neighborhood" très agréable. A la réception du Motel où je viens de m'installer, un mec qui m'entendait parler avec un accent m'a abordé pour me demander d'où je venais. Je vais boire un verre avec lui et ses amis dans une heure. Me voilà relancé!
Six heures d'avion c'est très agréable quand on a la gueule de bois! J'ai passé la soirée d'hier dans un bar de Manhattan, avec des amis français qui vivent à New York.
En quittant New York je me suis demandé pourquoi j'avais pris cette décision de partir vers des contrées désertiques. Il y a bien le projet de rencontrer cette fois des américains, faire des photos, témoigner de l'épisode historique que vit le pays, mais après le frénésie de New York je manque un peu d'énergie.
Mais en arrivant à Tempe, à l'est de Phoenix, près de l'université, j'ai trouvé un "neighborhood" très agréable. A la réception du Motel où je viens de m'installer, un mec qui m'entendait parler avec un accent m'a abordé pour me demander d'où je venais. Je vais boire un verre avec lui et ses amis dans une heure. Me voilà relancé!
mercredi 3 décembre 2008
Actualités new-yorkaises
Je retrouve New York, avec une certaine évidence. Le sentiment d'avoir quelque chose à y faire est toujours plus fort.
Trois expos photos hier, dans le quartier des galleries, Chelsea.
J'ai pu découvrir un photographe italien, Luigi Ghirri, inspiré par William Eggleston dont le travail me touche beaucoup. Des photos assez simples, des choses du quotidien, mais une approche très singulière à chaque fois, qui oblige le spectateur à s'interroger sur la façon de regarder.
Une autre gallerie exposait une collection de Lise Sarfati; des photos désœuvrées de la Russie au moment de l'effondrement du l'Union Soviétique.
J'ai vu enfin la dernière expo de Cindy Sherman, une "réflexion sur l'image de soi, sur la distorsion des idéaux esthétiques et sur le vieillissement". C'était assez moche!
L'ambiance dans les rues n'a pas vraiment changé mais la victoire d'Obama est affichée partout, sur les Unes de magazines, sur les vitrines des boutiques, sur les calendriers 2009 en vente partout, sur les voitures et les camions de livraison... En arrivant lundi, je regardais les noirs dans le métro et me disais qu'ils avaient eu leur revanche, qu'enfin ils avaient toute leur place, et devaient être plus heureux.
Bunny, mon hôte, démocrate convaincue, est presque amoureuse d'Obama! On ne parle pas seulement d'Obamania mais d'Obamaisme! L'espoir est immense.
Harvey Milk, premier homme ouvertement gay élu pour un mandat politique, aux municipales de San Francisco en 1978, est le héros du dernier film de Gus Van Sant, remarquable. Aux côtés de Sean Penn, qui incarne le militant gay, un acteur joue son ami Scott. C'est James Franco, d'une beauté renversante!
lundi 1 décembre 2008
Sur le départ
Je m'envole dans quelques heures pour New York. Je serai jeudi à Phoenix. Je prend deux appareils photo.
Mon amie Bunny m'attend à Brooklyn demain après-midi, et ensuite j'irai boire un verre à Manhattan!
Mon amie Bunny m'attend à Brooklyn demain après-midi, et ensuite j'irai boire un verre à Manhattan!
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