lundi 16 février 2009

34 ans dans quelques heures

Je vais fêter mon anniversaire sur le tournage de "Section de Recherches", avec TF1, à Saint Aubin du Médoc. Quel programme! Un décalage de plus. C'est une chance néanmoins, tout est possible aujourd'hui, je suis vivant et le monde est grand.

dimanche 1 février 2009

Martin Parr - Cup of tea, 1997



Hier après l'expo de Robert Franck, j'ai trainé dans la librairie du Jeu de Paume. J'ai acheté un livre sur Martin Parr, photographe britannique contemporain. Cette photo est plutôt très banale. Elle me transporte pourtant en Angleterre, la couleur du thé est remarquable.

L'accordéoniste et le photographe



Avant de rentrer à Bordeaux, j'ai fait un petit tour sur l'Ile de la Cité. Je voulais prendre cet accordéoniste en photo, mais un touriste est arrivé. Les deux hommes ne sont vraisemblablement pas du même monde, ils sont ici chacun occupé par une activité bien différente, et ils sont dos à dos. Mais la couleur rouge vient curieusement les lier.

samedi 31 janvier 2009

Trois chaises



Après la visite de l'exposition Robert Franck au Jeu de Paume, je suis tombé sur ce lieu dans le jardin des Tuileries.

lundi 26 janvier 2009

Après la tempête

Des images prises au Cap Ferret où je suis allé aujourd'hui évaluer les dégâts après la tempête, en vue du tournage à venir pour TF1. C'était très impressionnant par endroits.

samedi 24 janvier 2009

Réceptacles



Pris au BT59 avec l'Iphone.

jeudi 22 janvier 2009

Tunnel


Un instant volé à TF1 hier, pendant le repérage des toits de la base sous-marine à Bordeaux.

dimanche 18 janvier 2009

jeudi 15 janvier 2009

Aberrations médiatiques



Aujourd'hui Israël, une nation décidément pacifique, a tranquillement effectué de nouveaux bombardements massifs sur la bande de Gaza. Le principal bâtiment de l'ONU à Gaza-ville a été touché, de même un immeuble abritant de nombreux journalistes, enfin un hôpital, à deux reprises et à plusieurs heures d'intervalle. Il y a quelques minutes sur France 3, nous pouvions entendre, par téléphone, le témoignage horrifié d'un médecin français participant à l'évacuation de personnes en réanimation et de nouveaux-nés prématurés.
Je viens de zapper sur CNN. C'est une toute autre histoire que l'on peut suivre, en direct de la "Situation Room". Un Airbus de US Airways vient de s'échouer sur le fleuve Hudson, à l'ouest de Manhattan, quelques minutes après son décollage. Les envoyés spéciaux, les experts, les équipes de sauvetage se réjouissent du miracle, il n'y a aucun mort, aucun blessé. Ici c'est une profusion d'images, des habitants de Manhattan mettent en ligne des photos de l'avion effectuant sa descente périlleuse sur le fleuve et des premiers rescapés sortant de l'avion, attendant les secours sur les ailes de l'avion, comme s'ils marchaient sur l'eau. Maintenant c'est une flotte impressionnante de navettes et de bateaux qui viennent secourir ces quelques dizaines d'américains miraculés. La chaîne est totalement mobilisée.
Evidemment les deux évènements n'ont aucun rapport, et la comparaison est facile. Mais tout de même, comment peut-on d'un côté faire autant de spectacle avec un accident, et de l'autre vaguement faire état des plus grandes atrocités?

mercredi 14 janvier 2009

Garry Winogrand



J'ai vu cette photo hier à l'exposition 70', le choc de la photographie américaine, présentée à l'Espace Richelieu de la BNF. La photo date de 1969, c'est Hollywood Boulevard.
Il y avait une citation de Winogrand sur une des cimaises de l'expo: "La réalité c'est la photographie elle-même, une particule arrachée au temps et à l'espace".

jeudi 8 janvier 2009

Five Presidents

Une réunion historique aujourd'hui à la Maison Blanche. Une nouvelle marque de la vivacité de la démocratie américaine?
Bush fils disait que le mandat transcendait l'individu. Un peu tard! Obama sera investi dans 13 jours.

mardi 6 janvier 2009

Avancées photographiques

Je publie ce soir, sur le lien ci-contre, le résultat de mon travail depuis mon retour des USA. Cela fait quelques jours en effet que je prépare mes deux toutes premières séries de photos. A cette occasion j'ai franchi je crois un nouveau pas vers la photographie, et j'y vois définitivement un moyen de s'exprimer, de s'adresser aux autres, de regarder le monde et s'y s'intégrer.
Depuis mon premier voyage aux USA à l'automne 2007, le désir de faire des images se précisait. Aujourd'hui c'est la première fois que j'essaie, avec ces deux séries, de proposer quelque chose.
La première série, que j'ai intitulé "Western Cliché" (le sens fonctionne dans les deux langues) est délibérément une sélection d'images stéréotypées de l'Ouest américain. C'est là-bas que tout a commencé, c'est de là-bas que viennent tant d'images mythiques vues dans des films. J'ai recadré toutes les photos pour leur donner un format panoramique et accentuer cet aspect. J'ai également inséré quelques portraits. La série entière des portraits d'Américains rencontrés tout au long du séjour ne fonctionnait pas. Mais l'insertion de quelques visages vient ponctuer la série et donner un peu de vie à ces grands espaces dénudés et intemporels. Parce qu'ils regardent l'objectif, c'est peut-être avec eux que la série dans son ensemble porte la marque de ma présence sur les lieux.
Cette série est cependant assez loin de ce que j'ai envie de faire maintenant. Il aura fallu que je la mette en place pour le réaliser encore mieux et me débarrasser de certains fantasmes; c'est tout un chemin qui se profile.
C'est pourquoi je présente tout de suite cette deuxième série, sur New York. Ici le sujet n'est pas très clair, c'est surtout une première tentative vers un regard personnel. "Walking in New York", ce serait autant d'interrogations sur ce regard, dans une ville où les images sont aussi diverses qu'omniprésentes.
J'ai porté ces deux séries cet après-midi dans un laboratoire pour faire des tirages. Ce seront les premiers. Là encore ce fut l'occasion d'une nouvelle étape. La personne qui m'a accueilli a retouché encore certaines photos, illuminant ici un visage, accentuant là une couleur, etc. Il faut aussi savoir regarder ses propres photos.
Après tout cela, tout ce qui peut suivre le moment de la prise de vue se précise, et cela modifie sûrement ce moment.

J'ai eu la confirmation aujourd'hui que je repartais sur un contrat de près de trois mois pour une série télé, ce qui rendra possible de nouvelles aventures photographiques par la suite.

vendredi 2 janvier 2009

Two Lovers


C'est tourné à New York, en grande partie dans un quartier au sud de Brooklyn, Brighton Beach. J'y avais passé du temps en avril. Joaquin Phoenix joue avec une justesse remarquable le rôle d'un homme étonnamment fragile et sensible. Un drame magnifique et singulièrement teinté d'espoir.

samedi 27 décembre 2008

mercredi 24 décembre 2008

mardi 23 décembre 2008

The End

L'avion est dans trois heures.
J'ai à nouveau sillonné Manhattan aujourd'hui, malgré un vent glacial. J'ai la tête pleine d'images.
J'ai passé un moment avec un autre ami français qui vit ici. Il travaille au "Camera Club of New York". J'ai fait de nombreuses photos durant ce séjour, dans des contextes très différents. J'ai vu pas mal d'expositions ici à New York. Je réfléchis à tout cela de plus en plus. A l'issue du voyage, je comprend que faire de la photo, ce n'est ni voir ni montrer, mais regarder et raconter. Cela je ne parviens à le faire que très rarement. C'est assez simple comme définition mais je ne l'avais jamais saisi à ce point.
L'Amérique d'Obama est prometteuse je crois. Je serai bientôt de retour ici.

lundi 22 décembre 2008

Dumbo neighborhood


My fate in New York

Il est 22H30. Je viens de rentrer à Brooklyn.
Hier soir après la fête de Bunny, je suis allé à Manhattan pour retrouver un ami de Bordeaux qui termine son stage à la commission du film de l'Etat de New York. Le rendez-vous a lieu dans un bar-club sur le Lower East Side, "La Caverna". Son coloc Will est là, il est écossais. Emun, un ami à lui, est là aussi. On discute pas mal. Il me dit qu'il est acteur, qu'il joue en ce moment à Brooklyn dans une pièce du National Theatre of Scotland. Il m'invite à venir le voir jouer, pour la dernière représentation d'un spectacle en tournée dans le monde entier depuis deux ans et demi, "Black Watch".
Ce matin quand je raconte cela à Bunny elle me dit qu'elle a vu la pièce en juin, c'est l'un des spectacles qui a eu le plus de succès cette année à New York, et toutes les représentations se jouent à guichet fermé depuis des semaines. J'envoie un texto à Emun, pour répondre tardivement à son invitation. Pas de réponse.
Je part ensuite en ballade à Dumbo, le quartier de Brooklyn situé en dessous des ponts de Brooklyn et Manhattan. Un quartier très branché, composé d'anciens hangars, retapés en boutiques, bars, lofts, bureaux d'architectes et de designers. Le soleil venait de faire une apparition, c'était la tombée du jour, la lumière était très belle.
La salle où se joue "Black Watch" est dans le quartier. Au détour d'une rue, je tombe sur Emun, il sortait de la première représentation de la journée, il fumait une cigarette. Il appelle le bureau du théâtre, et parvient à me mettre sur la "waiting list" des invités, mais la responsable lui dit que j'ai peu de chances de rentrer.
Je me pointe une demie heure avant. J'attends avec d'autres inscrits sur cette liste. Au dernier moment, une fille vient me chercher et me fait asseoir à l'une des meilleures places de la salle!
La scénographie de la salle est exceptionnelle. C'est un immense cube noir. La scène est un long rectangle au centre, le public est assis sur des gradins, situés des deux côtés longs du rectangle. C'est comme une arène ouverte, avec deux entrées pour les comédiens. Les premiers rangs sont aux bords mêmes du rectangle, tout près des acteurs.
Black Watch est une pièce sur un régiment militaire écossais et retrace l'histoire de dix jeunes hommes envoyés en Irak. Il y avait aussi du chant et des chorégraphies. C'était spectaculaire et très émouvant.

Ce nouveau séjour aux Etats-Unis est depuis le début marqué par ce type de rencontres et d'évènements. Je n'ai plus beaucoup de doutes sur le fait que j'ai quelque chose à faire ici.
Demain, c'est mon dernier jour à New York.

dimanche 21 décembre 2008

vendredi 19 décembre 2008

Live from Prince Street

Il a neigé pendant plusieurs heures ce matin, avant qu'il ne fasse moins froid, maintenant Manhattan est couverte d'une gelée sale et glissante. Il règne une espèce de chaos festif dans la ville, les sirènes sont plus nombreuses, les gens encombrés de leurs courses de noël ont une marche incertaine, quand ils ne se cassent pas la gueule. Une armada de petits véhicules tentent de rendre chaussées et trottoirs praticables et les monticules de neige amassés ça et là font ressortir les couleurs.
Je suis dans mon coffee shop préféré, au sud de la ville, près de Broadway. La raison pour laquelle je viens dans ce café n'est pas là ce soir, je reviendrai demain.
Ce matin j'ai aidé Bunny à préparer sa grande fête annuelle, c'est demain. On a fait des courses, j'ai eu l'occasion de découvrir l'extraordinaire diversité des produits proposés à New York.
Depuis hier je tente à nouveau quelques portraits; c'est quelque chose que j'ai vu hier au MoMA qui a grandit encore mon désir de faire de la photo. "The ballad of sexual dependency" de Nan Goldin est un diaporama de 690 photos prises entre 1975 et 1985. Des portraits de l'entourage de l'artiste. C'est moche et beau à la fois, c'est un formidable document sur la contre-culture new-yorkaise à cette époque.
Le portrait comme language.
La question du regard du photographe sur son personnage, un regard qui diffère et qui dit tout autre chose si le sujet regarde ou non l'objectif.
La photographie comme expérience artistitique et documentaire.

Julia - Brooklyn


Christmas Tree


Magic MoMA