10 semaines de "Section de Recherches" ça vide un peu son homme et ça brouille un peu le désir. Un mois de vacances à l'horizon et New York toujours en ligne de mire.
J'ai vu samedi une expo à Bordeaux; voici deux photos de Louis Stettner, né en 1922 à Brooklyn. Il vit toujours, à Paris.
lundi 30 mars 2009
mardi 3 mars 2009
Tranche de régisseur
Vendredi 27 février 2009
Seq 1: L'Herbe, le village ostréicole - 17H30
Fin de tournage pour l'équipe 1, sur l'un des bassins à huîtres du village. L'équipe 1 ramène tout son matériel aux camions, et traverse ainsi le plateau de l'équipe 2, en tournage sur la place d'à côté. Méli mélo d'équipes et de roulantes chargées de matos.
Seq 2 : Le rond point de l'Herbe, le lieu de la base technique - 18H00
Nicolas part à Bordeaux avec Xavier, Chemzy et Alain, qui voulait encore ranger, mais bien sûr pas question de faire attendre Xavier, allez on se dépêche Alain. Nicolas revient 10 minutes plus tard, après l'appel de Joan qui vient de trouver sur le plateau de l'équipe 1 l'un des téléphones portables de Xavier, qu'il venait donc d'oublier. Et dire qu'Alain aurait pu ranger un peu plus longtemps. Après cela, Nico doit partir très vite parce qu'il n'a plus beaucoup d'avance sur Marie-Laure et ses passagers, ainsi que sur Eric et Marie-Chantal, personnes dont il doit récupérer les voitures de location à la gare de Bordeaux, après avoir déposé Xavier chez lui et ses deux autres passagers à la gare, pour ne pas faire perdre de temps aux autres techniciens avec leurs voitures à déposer, avant qu'ils ne sautent dans le train.
Julien est parti une heure avant, avec Linda, qui s'impatientait dans sa loge, ayant terminé 10 minutes plus tôt avec l'équipe 2 que ses collègues de l'équipe 1, Marie et Nicky, qui devaient monter eux aussi dans la voiture de Julien, les trois prenant le même train à la gare de Bordeaux.
Seq 3: L'Herbe, le village ostréicole - 18H30
Pendant ce temps, Joan, Mathias et Vincent rangent le plateau de l'équipe 1, puis le plateau de l'équipe 2. Les véhicules de gendarmerie sont renvoyés chez eux. Les allers-retours entre les deux plateaux et le parking des camions, puis du parking des camions vers la base au Rond Point s'enchaînent. Le canal de la régie grésille à mort sur les talkies.
Gael arrive avec la feuille de service, encore chaude. Eh oui, ça tourne à Paris lundi.
Seq 4: Le rond point de l'Herbe, le lieu de la base technique, 19H00
Les équipes partent vers leurs hôtels les unes après les autres. Le rangement du camion régie démarre, ainsi que celui des costumes. On vide entièrement les trois cars-loges, remplis de valises et de caisses de toutes sortes, et de plein de choses bizarres accumulées depuis trois semaines. Dominique et Céline sont là. La nuit vient de tomber. Tout doit rentrer dans ces deux camions, tout ce qui repart à Paris, mais aussi tout ce qu'on doit déposer le lendemain à Bordeaux : une moto de jeu en rade (même Richard, le gars des loges superman en mécanique n'a rien pu faire pour cette pauvre moto martyrisée par un cascadeur et un réalisateur qui s'étaient amusés la veille dans le sable), des tentes pliables, des parasols chauffants, des bagages de réalisateur, du vin de réalisateur, des rollers de réalisateurs, etc...
Seq 5: L'Hôtel des Pins, Cap Ferret - 19H15
Ça chauffe dans la grande véranda de l'Hôtel. Virginie et Florence rangent leurs caisses de dossiers et d'imprimantes.
Framboise, avec la déco, prépare le pot de fin de tournage. On allume déjà des petites lampes sur l'escalier menant à salle. Le punch commence à avoir du goût, allez encore deux doses de rhum, le foie gras s'étale sur les toasts. Un bel ostréiculteur arrive chargé d'huîtres, déjà ouvertes. Il repart très vite. Dommage.
La régie tarde à arriver. Framboise descend les caisses de la production dehors dans la cour, elle est ravie, ça lui rappelle tant de bons souvenirs.
Seq 6: L'Herbe, le village ostréicole - 19H30
Au parking des camions, le rangement avance bien. Le camion machino est fermé, le groupe vient de partir, les électros ont presque fini, seule Hélène, bien seule, rame encore avec ses 300 batteries de caméra et ses 450 moniteurs vidéos à ranger dans le camion caméra.
Le pot au cul des camions bat son plein. Cette fois ce ne sont pas des bières mais des huîtres et du vin blanc glanés dans la journée sur les décors, ah c'est quand même bien cool de tourner chez les ostréiculteurs! C'est le son et les machinos qui régalent.
Merde, David vient de se rendre compte qu'il y a encore le camion de la deuxième équipe à rapatrier à la base à l'entrée du village.
Seq 7: Le rond point de l'Herbe, le lieu de la base technique, 19H35
David revient à la base. Désolé les gars, j'ramène encore un camion, il y a encore de la régie et des costumes dedans.
Les poubelles s'amoncellent au cul des loges, des camions régie et costumes.
Dominique et Céline sont sur le départ. On ferme le camion costume.
David part à l'Hôtel des Pins rejoindre Framboise. Gael, Joan, Mathias et Vincent finissent le rangement.
Seq 8: L'Hôtel des Pins, Cap Ferret - 20H00
Le pot est prêt. La salle scintille, les mets donnent l'eau à la bouche, le punch ne demande qu'à être versé.
Les camions régie et costumes arrivent, on charge le matériel de la production. Nicolas et Julien seront bientôt rentrés de Bordeaux, tout le monde est presque là.
Il ne reste plus qu'à récupérer les pick-up laissés sur le décor, vérifier que les convoyeurs sont bien arrivés pour prendre les camions techniques attendus à Bordeaux, prendre une douche, enfiler un string, et la fête peut commencer.
A minuit, malgré le punch, certains vont déjà se coucher. Gael est déjà parti à Bordeaux pour accueillir tout le monde à la gare le lendemain.
Samedi 28 février 2009
Seq 9: Cap Ferret - 8H30
Premiers départs du Cap Ferret. On profite quelques secondes d'un nouveau matin radieux, la lumière dans les pins et sur le bassin est enchanteresse. Les camions régie et costumes partent en premier, pour être à l'heure à Bordeaux, les régisseurs parisiens, arrivés la veille, sont déjà impatients de faire la route entre Bordeaux et Paris.
Le balai des voitures bat son comble, le bitume du Cap Ferret se demande ce qu'il se passe en cette belle matinée d'hiver.
Julien et Vincent partent avec leurs lots de techniciens, les hôtels se vident.
Seq 10: Bordeaux - 10H00
Les camions régie et costumes arrivent à Bègles. La moto a été laissée chez le loueur, très heureux. On décharge comme prévu du matériel au local de Bègles, les régisseurs parisiens sont maintenant très énervés; ils vont partir avec une demie-heure de retard, ils vont se taper tous les bouchons le soir en arrivant à Paris, ils vont finir à pas d'heure au studio d'Ivry après avoir tout déchargé. Mais comment vont-ils faire pour rattraper le retard pris au départ?!
Tout le monde arrive peu à peu à la Gare Saint Jean.
Vincent dépose ses passagers et sa voiture de location puis enfourche le camion accessoires, amené par Emmanuel du Cap Ferret, Vincent prend lui aussi la route pour Paris.
Gael enjambe les barrières qui cernent la gare en travaux pour récupérer les voitures de tout le monde, faire les pleins, les ramener au loueur, qui n'a presque plus de place dans son parking; mais avait-il oublié le nombre de voitures qu'il nous avait loué?
Mathias et Joan rangent le local de Bègles, Julien part chercher la clef d'une maison, et se prépare à réceptionner les pick-up pour les amener chez un autre loueur.
Seq 11: Cap Ferret - 11H00
David termine sa tournée des hôtels. Il a bu le café avec la déco, puis avec le serveur des Pins, puis avec Michel aux Dunes, qui ne se rappelait plus avec qui il partait. David entame ensuite une longue tournée sur les jolies petites routes sinueuses du Cap, à la recherche des flèches à retirer, les flèches "Pot Gérard", "Cantine", "Base", "Décor 1", "Décor 37", "Equipe 12", gaffées sur des arbres, des poteaux, des poubelles. Et dire que des gens se sont perdus!
Seq 12: Bordeaux - 15H
Fin de journée anticipée pour une partie de la régie. Mais c'est tellement bizarre de se retrouver chez soi en plein jour. On se dit qu'on rêve et qu'en fait il fait nuit, et on va se coucher.
David reçoit un texto du convoyeur; les camions techniques, partis à 6 heures de Bordeaux, sont bien arrivés à Paris.
Epilogue: Rue du cloître, Bordeaux - 20H
David boit un verre chez des amis. Il reçoit un coup de fil de Framboise; Hélène est au parking TSF de la Plaine Saint Denis. Les camions techniques ne sont pas là.
Il appelle le convoyeur.
- Et y sont où mes camions, dis?
- A ben y sont au parking de la SFP, à Bry sur Marne.
- Super, et qu'est ce qui foutent là bas, je t'avais dit TSF TSF TSF, et d'appeler Marie, la régisseuse parisienne, pour voir les détails avec elle!!!
- Ah ben si, mais, mais, mais, y sont à Bry.
David appelle Hélène, elle prend un taxi pour Bry.
20 minutes plus tard, elle arrive à Bry, et bien sûr on ne lui laisse pas le droit d'entrer dans le parking, elle n'a pas ses papiers. Et David prend son petit Iphone, et envoie à la gardienne de la SFP un petit email, mais si, mais si, vous DEVEZ laisser entrer Hélène chercher ses 300 batteries de caméra pour qu'elle puisse les charger dans sa cuisine tout le dimanche.
Après des coups de fil à Framboise, Gael, Marcel le convoyeur, Marie la régisseuse parisienne, David retrouve ses copains et son verre, mais les glaçons ont fondus depuis bien longtemps, il s'en ressert un autre. Mais y bois quoi? Ah tiens je crois que c'est du vin de réalisateur. Si si une bouteille qui reste du pot le même soir qu'on a posé les flèches "Pot Gérard" au Cap Ferret.
Seq 1: L'Herbe, le village ostréicole - 17H30
Fin de tournage pour l'équipe 1, sur l'un des bassins à huîtres du village. L'équipe 1 ramène tout son matériel aux camions, et traverse ainsi le plateau de l'équipe 2, en tournage sur la place d'à côté. Méli mélo d'équipes et de roulantes chargées de matos.
Seq 2 : Le rond point de l'Herbe, le lieu de la base technique - 18H00
Nicolas part à Bordeaux avec Xavier, Chemzy et Alain, qui voulait encore ranger, mais bien sûr pas question de faire attendre Xavier, allez on se dépêche Alain. Nicolas revient 10 minutes plus tard, après l'appel de Joan qui vient de trouver sur le plateau de l'équipe 1 l'un des téléphones portables de Xavier, qu'il venait donc d'oublier. Et dire qu'Alain aurait pu ranger un peu plus longtemps. Après cela, Nico doit partir très vite parce qu'il n'a plus beaucoup d'avance sur Marie-Laure et ses passagers, ainsi que sur Eric et Marie-Chantal, personnes dont il doit récupérer les voitures de location à la gare de Bordeaux, après avoir déposé Xavier chez lui et ses deux autres passagers à la gare, pour ne pas faire perdre de temps aux autres techniciens avec leurs voitures à déposer, avant qu'ils ne sautent dans le train.
Julien est parti une heure avant, avec Linda, qui s'impatientait dans sa loge, ayant terminé 10 minutes plus tôt avec l'équipe 2 que ses collègues de l'équipe 1, Marie et Nicky, qui devaient monter eux aussi dans la voiture de Julien, les trois prenant le même train à la gare de Bordeaux.
Seq 3: L'Herbe, le village ostréicole - 18H30
Pendant ce temps, Joan, Mathias et Vincent rangent le plateau de l'équipe 1, puis le plateau de l'équipe 2. Les véhicules de gendarmerie sont renvoyés chez eux. Les allers-retours entre les deux plateaux et le parking des camions, puis du parking des camions vers la base au Rond Point s'enchaînent. Le canal de la régie grésille à mort sur les talkies.
Gael arrive avec la feuille de service, encore chaude. Eh oui, ça tourne à Paris lundi.
Seq 4: Le rond point de l'Herbe, le lieu de la base technique, 19H00
Les équipes partent vers leurs hôtels les unes après les autres. Le rangement du camion régie démarre, ainsi que celui des costumes. On vide entièrement les trois cars-loges, remplis de valises et de caisses de toutes sortes, et de plein de choses bizarres accumulées depuis trois semaines. Dominique et Céline sont là. La nuit vient de tomber. Tout doit rentrer dans ces deux camions, tout ce qui repart à Paris, mais aussi tout ce qu'on doit déposer le lendemain à Bordeaux : une moto de jeu en rade (même Richard, le gars des loges superman en mécanique n'a rien pu faire pour cette pauvre moto martyrisée par un cascadeur et un réalisateur qui s'étaient amusés la veille dans le sable), des tentes pliables, des parasols chauffants, des bagages de réalisateur, du vin de réalisateur, des rollers de réalisateurs, etc...
Seq 5: L'Hôtel des Pins, Cap Ferret - 19H15
Ça chauffe dans la grande véranda de l'Hôtel. Virginie et Florence rangent leurs caisses de dossiers et d'imprimantes.
Framboise, avec la déco, prépare le pot de fin de tournage. On allume déjà des petites lampes sur l'escalier menant à salle. Le punch commence à avoir du goût, allez encore deux doses de rhum, le foie gras s'étale sur les toasts. Un bel ostréiculteur arrive chargé d'huîtres, déjà ouvertes. Il repart très vite. Dommage.
La régie tarde à arriver. Framboise descend les caisses de la production dehors dans la cour, elle est ravie, ça lui rappelle tant de bons souvenirs.
Seq 6: L'Herbe, le village ostréicole - 19H30
Au parking des camions, le rangement avance bien. Le camion machino est fermé, le groupe vient de partir, les électros ont presque fini, seule Hélène, bien seule, rame encore avec ses 300 batteries de caméra et ses 450 moniteurs vidéos à ranger dans le camion caméra.
Le pot au cul des camions bat son plein. Cette fois ce ne sont pas des bières mais des huîtres et du vin blanc glanés dans la journée sur les décors, ah c'est quand même bien cool de tourner chez les ostréiculteurs! C'est le son et les machinos qui régalent.
Merde, David vient de se rendre compte qu'il y a encore le camion de la deuxième équipe à rapatrier à la base à l'entrée du village.
Seq 7: Le rond point de l'Herbe, le lieu de la base technique, 19H35
David revient à la base. Désolé les gars, j'ramène encore un camion, il y a encore de la régie et des costumes dedans.
Les poubelles s'amoncellent au cul des loges, des camions régie et costumes.
Dominique et Céline sont sur le départ. On ferme le camion costume.
David part à l'Hôtel des Pins rejoindre Framboise. Gael, Joan, Mathias et Vincent finissent le rangement.
Seq 8: L'Hôtel des Pins, Cap Ferret - 20H00
Le pot est prêt. La salle scintille, les mets donnent l'eau à la bouche, le punch ne demande qu'à être versé.
Les camions régie et costumes arrivent, on charge le matériel de la production. Nicolas et Julien seront bientôt rentrés de Bordeaux, tout le monde est presque là.
Il ne reste plus qu'à récupérer les pick-up laissés sur le décor, vérifier que les convoyeurs sont bien arrivés pour prendre les camions techniques attendus à Bordeaux, prendre une douche, enfiler un string, et la fête peut commencer.
A minuit, malgré le punch, certains vont déjà se coucher. Gael est déjà parti à Bordeaux pour accueillir tout le monde à la gare le lendemain.
Samedi 28 février 2009
Seq 9: Cap Ferret - 8H30
Premiers départs du Cap Ferret. On profite quelques secondes d'un nouveau matin radieux, la lumière dans les pins et sur le bassin est enchanteresse. Les camions régie et costumes partent en premier, pour être à l'heure à Bordeaux, les régisseurs parisiens, arrivés la veille, sont déjà impatients de faire la route entre Bordeaux et Paris.
Le balai des voitures bat son comble, le bitume du Cap Ferret se demande ce qu'il se passe en cette belle matinée d'hiver.
Julien et Vincent partent avec leurs lots de techniciens, les hôtels se vident.
Seq 10: Bordeaux - 10H00
Les camions régie et costumes arrivent à Bègles. La moto a été laissée chez le loueur, très heureux. On décharge comme prévu du matériel au local de Bègles, les régisseurs parisiens sont maintenant très énervés; ils vont partir avec une demie-heure de retard, ils vont se taper tous les bouchons le soir en arrivant à Paris, ils vont finir à pas d'heure au studio d'Ivry après avoir tout déchargé. Mais comment vont-ils faire pour rattraper le retard pris au départ?!
Tout le monde arrive peu à peu à la Gare Saint Jean.
Vincent dépose ses passagers et sa voiture de location puis enfourche le camion accessoires, amené par Emmanuel du Cap Ferret, Vincent prend lui aussi la route pour Paris.
Gael enjambe les barrières qui cernent la gare en travaux pour récupérer les voitures de tout le monde, faire les pleins, les ramener au loueur, qui n'a presque plus de place dans son parking; mais avait-il oublié le nombre de voitures qu'il nous avait loué?
Mathias et Joan rangent le local de Bègles, Julien part chercher la clef d'une maison, et se prépare à réceptionner les pick-up pour les amener chez un autre loueur.
Seq 11: Cap Ferret - 11H00
David termine sa tournée des hôtels. Il a bu le café avec la déco, puis avec le serveur des Pins, puis avec Michel aux Dunes, qui ne se rappelait plus avec qui il partait. David entame ensuite une longue tournée sur les jolies petites routes sinueuses du Cap, à la recherche des flèches à retirer, les flèches "Pot Gérard", "Cantine", "Base", "Décor 1", "Décor 37", "Equipe 12", gaffées sur des arbres, des poteaux, des poubelles. Et dire que des gens se sont perdus!
Seq 12: Bordeaux - 15H
Fin de journée anticipée pour une partie de la régie. Mais c'est tellement bizarre de se retrouver chez soi en plein jour. On se dit qu'on rêve et qu'en fait il fait nuit, et on va se coucher.
David reçoit un texto du convoyeur; les camions techniques, partis à 6 heures de Bordeaux, sont bien arrivés à Paris.
Epilogue: Rue du cloître, Bordeaux - 20H
David boit un verre chez des amis. Il reçoit un coup de fil de Framboise; Hélène est au parking TSF de la Plaine Saint Denis. Les camions techniques ne sont pas là.
Il appelle le convoyeur.
- Et y sont où mes camions, dis?
- A ben y sont au parking de la SFP, à Bry sur Marne.
- Super, et qu'est ce qui foutent là bas, je t'avais dit TSF TSF TSF, et d'appeler Marie, la régisseuse parisienne, pour voir les détails avec elle!!!
- Ah ben si, mais, mais, mais, y sont à Bry.
David appelle Hélène, elle prend un taxi pour Bry.
20 minutes plus tard, elle arrive à Bry, et bien sûr on ne lui laisse pas le droit d'entrer dans le parking, elle n'a pas ses papiers. Et David prend son petit Iphone, et envoie à la gardienne de la SFP un petit email, mais si, mais si, vous DEVEZ laisser entrer Hélène chercher ses 300 batteries de caméra pour qu'elle puisse les charger dans sa cuisine tout le dimanche.
Après des coups de fil à Framboise, Gael, Marcel le convoyeur, Marie la régisseuse parisienne, David retrouve ses copains et son verre, mais les glaçons ont fondus depuis bien longtemps, il s'en ressert un autre. Mais y bois quoi? Ah tiens je crois que c'est du vin de réalisateur. Si si une bouteille qui reste du pot le même soir qu'on a posé les flèches "Pot Gérard" au Cap Ferret.
lundi 16 février 2009
34 ans dans quelques heures
Je vais fêter mon anniversaire sur le tournage de "Section de Recherches", avec TF1, à Saint Aubin du Médoc. Quel programme! Un décalage de plus. C'est une chance néanmoins, tout est possible aujourd'hui, je suis vivant et le monde est grand.
dimanche 1 février 2009
Martin Parr - Cup of tea, 1997
L'accordéoniste et le photographe
Avant de rentrer à Bordeaux, j'ai fait un petit tour sur l'Ile de la Cité. Je voulais prendre cet accordéoniste en photo, mais un touriste est arrivé. Les deux hommes ne sont vraisemblablement pas du même monde, ils sont ici chacun occupé par une activité bien différente, et ils sont dos à dos. Mais la couleur rouge vient curieusement les lier.
samedi 31 janvier 2009
Trois chaises
lundi 26 janvier 2009
Après la tempête
Des images prises au Cap Ferret où je suis allé aujourd'hui évaluer les dégâts après la tempête, en vue du tournage à venir pour TF1. C'était très impressionnant par endroits.
samedi 24 janvier 2009
jeudi 22 janvier 2009
dimanche 18 janvier 2009
jeudi 15 janvier 2009
Aberrations médiatiques

Aujourd'hui Israël, une nation décidément pacifique, a tranquillement effectué de nouveaux bombardements massifs sur la bande de Gaza. Le principal bâtiment de l'ONU à Gaza-ville a été touché, de même un immeuble abritant de nombreux journalistes, enfin un hôpital, à deux reprises et à plusieurs heures d'intervalle. Il y a quelques minutes sur France 3, nous pouvions entendre, par téléphone, le témoignage horrifié d'un médecin français participant à l'évacuation de personnes en réanimation et de nouveaux-nés prématurés.
Je viens de zapper sur CNN. C'est une toute autre histoire que l'on peut suivre, en direct de la "Situation Room". Un Airbus de US Airways vient de s'échouer sur le fleuve Hudson, à l'ouest de Manhattan, quelques minutes après son décollage. Les envoyés spéciaux, les experts, les équipes de sauvetage se réjouissent du miracle, il n'y a aucun mort, aucun blessé. Ici c'est une profusion d'images, des habitants de Manhattan mettent en ligne des photos de l'avion effectuant sa descente périlleuse sur le fleuve et des premiers rescapés sortant de l'avion, attendant les secours sur les ailes de l'avion, comme s'ils marchaient sur l'eau. Maintenant c'est une flotte impressionnante de navettes et de bateaux qui viennent secourir ces quelques dizaines d'américains miraculés. La chaîne est totalement mobilisée.
Evidemment les deux évènements n'ont aucun rapport, et la comparaison est facile. Mais tout de même, comment peut-on d'un côté faire autant de spectacle avec un accident, et de l'autre vaguement faire état des plus grandes atrocités?
mercredi 14 janvier 2009
Garry Winogrand

J'ai vu cette photo hier à l'exposition 70', le choc de la photographie américaine, présentée à l'Espace Richelieu de la BNF. La photo date de 1969, c'est Hollywood Boulevard.
Il y avait une citation de Winogrand sur une des cimaises de l'expo: "La réalité c'est la photographie elle-même, une particule arrachée au temps et à l'espace".
jeudi 8 janvier 2009
Five Presidents
mardi 6 janvier 2009
Avancées photographiques
Je publie ce soir, sur le lien ci-contre, le résultat de mon travail depuis mon retour des USA. Cela fait quelques jours en effet que je prépare mes deux toutes premières séries de photos. A cette occasion j'ai franchi je crois un nouveau pas vers la photographie, et j'y vois définitivement un moyen de s'exprimer, de s'adresser aux autres, de regarder le monde et s'y s'intégrer.
Depuis mon premier voyage aux USA à l'automne 2007, le désir de faire des images se précisait. Aujourd'hui c'est la première fois que j'essaie, avec ces deux séries, de proposer quelque chose.
La première série, que j'ai intitulé "Western Cliché" (le sens fonctionne dans les deux langues) est délibérément une sélection d'images stéréotypées de l'Ouest américain. C'est là-bas que tout a commencé, c'est de là-bas que viennent tant d'images mythiques vues dans des films. J'ai recadré toutes les photos pour leur donner un format panoramique et accentuer cet aspect. J'ai également inséré quelques portraits. La série entière des portraits d'Américains rencontrés tout au long du séjour ne fonctionnait pas. Mais l'insertion de quelques visages vient ponctuer la série et donner un peu de vie à ces grands espaces dénudés et intemporels. Parce qu'ils regardent l'objectif, c'est peut-être avec eux que la série dans son ensemble porte la marque de ma présence sur les lieux.
Cette série est cependant assez loin de ce que j'ai envie de faire maintenant. Il aura fallu que je la mette en place pour le réaliser encore mieux et me débarrasser de certains fantasmes; c'est tout un chemin qui se profile.
C'est pourquoi je présente tout de suite cette deuxième série, sur New York. Ici le sujet n'est pas très clair, c'est surtout une première tentative vers un regard personnel. "Walking in New York", ce serait autant d'interrogations sur ce regard, dans une ville où les images sont aussi diverses qu'omniprésentes.
J'ai porté ces deux séries cet après-midi dans un laboratoire pour faire des tirages. Ce seront les premiers. Là encore ce fut l'occasion d'une nouvelle étape. La personne qui m'a accueilli a retouché encore certaines photos, illuminant ici un visage, accentuant là une couleur, etc. Il faut aussi savoir regarder ses propres photos.
Après tout cela, tout ce qui peut suivre le moment de la prise de vue se précise, et cela modifie sûrement ce moment.
J'ai eu la confirmation aujourd'hui que je repartais sur un contrat de près de trois mois pour une série télé, ce qui rendra possible de nouvelles aventures photographiques par la suite.
Depuis mon premier voyage aux USA à l'automne 2007, le désir de faire des images se précisait. Aujourd'hui c'est la première fois que j'essaie, avec ces deux séries, de proposer quelque chose.
La première série, que j'ai intitulé "Western Cliché" (le sens fonctionne dans les deux langues) est délibérément une sélection d'images stéréotypées de l'Ouest américain. C'est là-bas que tout a commencé, c'est de là-bas que viennent tant d'images mythiques vues dans des films. J'ai recadré toutes les photos pour leur donner un format panoramique et accentuer cet aspect. J'ai également inséré quelques portraits. La série entière des portraits d'Américains rencontrés tout au long du séjour ne fonctionnait pas. Mais l'insertion de quelques visages vient ponctuer la série et donner un peu de vie à ces grands espaces dénudés et intemporels. Parce qu'ils regardent l'objectif, c'est peut-être avec eux que la série dans son ensemble porte la marque de ma présence sur les lieux.
Cette série est cependant assez loin de ce que j'ai envie de faire maintenant. Il aura fallu que je la mette en place pour le réaliser encore mieux et me débarrasser de certains fantasmes; c'est tout un chemin qui se profile.
C'est pourquoi je présente tout de suite cette deuxième série, sur New York. Ici le sujet n'est pas très clair, c'est surtout une première tentative vers un regard personnel. "Walking in New York", ce serait autant d'interrogations sur ce regard, dans une ville où les images sont aussi diverses qu'omniprésentes.
J'ai porté ces deux séries cet après-midi dans un laboratoire pour faire des tirages. Ce seront les premiers. Là encore ce fut l'occasion d'une nouvelle étape. La personne qui m'a accueilli a retouché encore certaines photos, illuminant ici un visage, accentuant là une couleur, etc. Il faut aussi savoir regarder ses propres photos.
Après tout cela, tout ce qui peut suivre le moment de la prise de vue se précise, et cela modifie sûrement ce moment.
J'ai eu la confirmation aujourd'hui que je repartais sur un contrat de près de trois mois pour une série télé, ce qui rendra possible de nouvelles aventures photographiques par la suite.
vendredi 2 janvier 2009
Two Lovers
samedi 27 décembre 2008
mercredi 24 décembre 2008
mardi 23 décembre 2008
The End
L'avion est dans trois heures.
J'ai à nouveau sillonné Manhattan aujourd'hui, malgré un vent glacial. J'ai la tête pleine d'images.
J'ai passé un moment avec un autre ami français qui vit ici. Il travaille au "Camera Club of New York". J'ai fait de nombreuses photos durant ce séjour, dans des contextes très différents. J'ai vu pas mal d'expositions ici à New York. Je réfléchis à tout cela de plus en plus. A l'issue du voyage, je comprend que faire de la photo, ce n'est ni voir ni montrer, mais regarder et raconter. Cela je ne parviens à le faire que très rarement. C'est assez simple comme définition mais je ne l'avais jamais saisi à ce point.
L'Amérique d'Obama est prometteuse je crois. Je serai bientôt de retour ici.
J'ai à nouveau sillonné Manhattan aujourd'hui, malgré un vent glacial. J'ai la tête pleine d'images.
J'ai passé un moment avec un autre ami français qui vit ici. Il travaille au "Camera Club of New York". J'ai fait de nombreuses photos durant ce séjour, dans des contextes très différents. J'ai vu pas mal d'expositions ici à New York. Je réfléchis à tout cela de plus en plus. A l'issue du voyage, je comprend que faire de la photo, ce n'est ni voir ni montrer, mais regarder et raconter. Cela je ne parviens à le faire que très rarement. C'est assez simple comme définition mais je ne l'avais jamais saisi à ce point.
L'Amérique d'Obama est prometteuse je crois. Je serai bientôt de retour ici.
lundi 22 décembre 2008
My fate in New York
Il est 22H30. Je viens de rentrer à Brooklyn.
Hier soir après la fête de Bunny, je suis allé à Manhattan pour retrouver un ami de Bordeaux qui termine son stage à la commission du film de l'Etat de New York. Le rendez-vous a lieu dans un bar-club sur le Lower East Side, "La Caverna". Son coloc Will est là, il est écossais. Emun, un ami à lui, est là aussi. On discute pas mal. Il me dit qu'il est acteur, qu'il joue en ce moment à Brooklyn dans une pièce du National Theatre of Scotland. Il m'invite à venir le voir jouer, pour la dernière représentation d'un spectacle en tournée dans le monde entier depuis deux ans et demi, "Black Watch".
Ce matin quand je raconte cela à Bunny elle me dit qu'elle a vu la pièce en juin, c'est l'un des spectacles qui a eu le plus de succès cette année à New York, et toutes les représentations se jouent à guichet fermé depuis des semaines. J'envoie un texto à Emun, pour répondre tardivement à son invitation. Pas de réponse.
Je part ensuite en ballade à Dumbo, le quartier de Brooklyn situé en dessous des ponts de Brooklyn et Manhattan. Un quartier très branché, composé d'anciens hangars, retapés en boutiques, bars, lofts, bureaux d'architectes et de designers. Le soleil venait de faire une apparition, c'était la tombée du jour, la lumière était très belle.
La salle où se joue "Black Watch" est dans le quartier. Au détour d'une rue, je tombe sur Emun, il sortait de la première représentation de la journée, il fumait une cigarette. Il appelle le bureau du théâtre, et parvient à me mettre sur la "waiting list" des invités, mais la responsable lui dit que j'ai peu de chances de rentrer.
Je me pointe une demie heure avant. J'attends avec d'autres inscrits sur cette liste. Au dernier moment, une fille vient me chercher et me fait asseoir à l'une des meilleures places de la salle!
La scénographie de la salle est exceptionnelle. C'est un immense cube noir. La scène est un long rectangle au centre, le public est assis sur des gradins, situés des deux côtés longs du rectangle. C'est comme une arène ouverte, avec deux entrées pour les comédiens. Les premiers rangs sont aux bords mêmes du rectangle, tout près des acteurs.
Black Watch est une pièce sur un régiment militaire écossais et retrace l'histoire de dix jeunes hommes envoyés en Irak. Il y avait aussi du chant et des chorégraphies. C'était spectaculaire et très émouvant.
Ce nouveau séjour aux Etats-Unis est depuis le début marqué par ce type de rencontres et d'évènements. Je n'ai plus beaucoup de doutes sur le fait que j'ai quelque chose à faire ici.
Demain, c'est mon dernier jour à New York.
Hier soir après la fête de Bunny, je suis allé à Manhattan pour retrouver un ami de Bordeaux qui termine son stage à la commission du film de l'Etat de New York. Le rendez-vous a lieu dans un bar-club sur le Lower East Side, "La Caverna". Son coloc Will est là, il est écossais. Emun, un ami à lui, est là aussi. On discute pas mal. Il me dit qu'il est acteur, qu'il joue en ce moment à Brooklyn dans une pièce du National Theatre of Scotland. Il m'invite à venir le voir jouer, pour la dernière représentation d'un spectacle en tournée dans le monde entier depuis deux ans et demi, "Black Watch".
Ce matin quand je raconte cela à Bunny elle me dit qu'elle a vu la pièce en juin, c'est l'un des spectacles qui a eu le plus de succès cette année à New York, et toutes les représentations se jouent à guichet fermé depuis des semaines. J'envoie un texto à Emun, pour répondre tardivement à son invitation. Pas de réponse.
Je part ensuite en ballade à Dumbo, le quartier de Brooklyn situé en dessous des ponts de Brooklyn et Manhattan. Un quartier très branché, composé d'anciens hangars, retapés en boutiques, bars, lofts, bureaux d'architectes et de designers. Le soleil venait de faire une apparition, c'était la tombée du jour, la lumière était très belle.
La salle où se joue "Black Watch" est dans le quartier. Au détour d'une rue, je tombe sur Emun, il sortait de la première représentation de la journée, il fumait une cigarette. Il appelle le bureau du théâtre, et parvient à me mettre sur la "waiting list" des invités, mais la responsable lui dit que j'ai peu de chances de rentrer.
Je me pointe une demie heure avant. J'attends avec d'autres inscrits sur cette liste. Au dernier moment, une fille vient me chercher et me fait asseoir à l'une des meilleures places de la salle!
La scénographie de la salle est exceptionnelle. C'est un immense cube noir. La scène est un long rectangle au centre, le public est assis sur des gradins, situés des deux côtés longs du rectangle. C'est comme une arène ouverte, avec deux entrées pour les comédiens. Les premiers rangs sont aux bords mêmes du rectangle, tout près des acteurs.
Black Watch est une pièce sur un régiment militaire écossais et retrace l'histoire de dix jeunes hommes envoyés en Irak. Il y avait aussi du chant et des chorégraphies. C'était spectaculaire et très émouvant.
Ce nouveau séjour aux Etats-Unis est depuis le début marqué par ce type de rencontres et d'évènements. Je n'ai plus beaucoup de doutes sur le fait que j'ai quelque chose à faire ici.
Demain, c'est mon dernier jour à New York.
dimanche 21 décembre 2008
vendredi 19 décembre 2008
Live from Prince Street
Il a neigé pendant plusieurs heures ce matin, avant qu'il ne fasse moins froid, maintenant Manhattan est couverte d'une gelée sale et glissante. Il règne une espèce de chaos festif dans la ville, les sirènes sont plus nombreuses, les gens encombrés de leurs courses de noël ont une marche incertaine, quand ils ne se cassent pas la gueule. Une armada de petits véhicules tentent de rendre chaussées et trottoirs praticables et les monticules de neige amassés ça et là font ressortir les couleurs.
Je suis dans mon coffee shop préféré, au sud de la ville, près de Broadway. La raison pour laquelle je viens dans ce café n'est pas là ce soir, je reviendrai demain.
Ce matin j'ai aidé Bunny à préparer sa grande fête annuelle, c'est demain. On a fait des courses, j'ai eu l'occasion de découvrir l'extraordinaire diversité des produits proposés à New York.
Depuis hier je tente à nouveau quelques portraits; c'est quelque chose que j'ai vu hier au MoMA qui a grandit encore mon désir de faire de la photo. "The ballad of sexual dependency" de Nan Goldin est un diaporama de 690 photos prises entre 1975 et 1985. Des portraits de l'entourage de l'artiste. C'est moche et beau à la fois, c'est un formidable document sur la contre-culture new-yorkaise à cette époque.
Le portrait comme language.
La question du regard du photographe sur son personnage, un regard qui diffère et qui dit tout autre chose si le sujet regarde ou non l'objectif.
La photographie comme expérience artistitique et documentaire.
Je suis dans mon coffee shop préféré, au sud de la ville, près de Broadway. La raison pour laquelle je viens dans ce café n'est pas là ce soir, je reviendrai demain.
Ce matin j'ai aidé Bunny à préparer sa grande fête annuelle, c'est demain. On a fait des courses, j'ai eu l'occasion de découvrir l'extraordinaire diversité des produits proposés à New York.
Depuis hier je tente à nouveau quelques portraits; c'est quelque chose que j'ai vu hier au MoMA qui a grandit encore mon désir de faire de la photo. "The ballad of sexual dependency" de Nan Goldin est un diaporama de 690 photos prises entre 1975 et 1985. Des portraits de l'entourage de l'artiste. C'est moche et beau à la fois, c'est un formidable document sur la contre-culture new-yorkaise à cette époque.
Le portrait comme language.
La question du regard du photographe sur son personnage, un regard qui diffère et qui dit tout autre chose si le sujet regarde ou non l'objectif.
La photographie comme expérience artistitique et documentaire.
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